lilasukha un écrivain hors norme

Publié le par Bhakti Pada

Depuis deux jours nous avons passé quelque temps avec le grand poète Bilvamangala
Thakur  dont la vie a soudain changé quand la courtisane dont il était follement épris, lui a conseillé d’employer la force de la  passion morbide qu’il lui portait, et de la diriger vers le divin.
Hier je vous ai donné le premier verset de son chef d’oeuvre (Le Krishna Karnamrita):

cintamanir jayati somagirir gurur me
siksa-gurus ca bhagavan sikhi-pincha-maulih
yat-pada-kalpataru-pallava-sekharesu
lila-svayamvara-rasam labhate jayasrih

Gloires à Cintamani et à mon guru Somagiri. Toutes gloires à mon guru instructeur Sri Krishna dont la tête est couronnée par des plumes de paon.
C’est auprès de ses pieds de lotus que  Jayasri [Radharani] se livre à des jeux divins et est empreinte de la joie d’avoir trouvé son éternel compagnon.

Srila Krishna Kaviraj Goswamipada a écrit un commentaire(Saranga rangada) sur ce verset où il dit que le “mangalacharan”(*) de l’auteur est différent de ce que d’autres vaisnanavas écrivent au début de leurs oeuvres.
”(*) le “mangalacharan est une formule écrite en introduction pour glorifier le Guru ou la Deité d’élection de l’auteur intéressé afin d’obtenir des bénédictions pour que les obstacles rencontrés tout au cours de l’oeuvre soient neutralisés.

Pour Bilvamangala rien de tout cela, il écrit sans aucun effort conscient, ses  vers sont pratiquement sortis de son délire extatique.
A l’époque ou vivait Lilasukha pratiquement tous les habitants du Sud de l’Inde parlaient le sanskrit. Mais notre poéte était merveilleusement doué pour cette langue, de ce fait  son Krishna Karnamrita est un pur chef d’oeuvre, un trésor pour l’humanité.
Demain nous verrons ce qui fait la différence, avec d’autres écrivains.
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Publié dans sarmundo

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