Haridas le Namacarya

Publié le par Bhakti Pada

La vie haute de Haridas thakur le Maestro du Saint Nom

 Haridas est né dans le village de Burhana (Département de Khulana au Bengale) Certains disent que sa famille était musulmane.
Il vivait avec son épouse une vie de luxe protégée par le sultan Habibulla.
Haridas était très racé.  Jeune il tourna le dos aux vains artifices du monde et adopta la foi hindoue, bien qu’à cette époque les vishnouites étaient harrasés par les tyrans mahométans, ses prédispositions firent qu’il ne pu résister à cet appel.
Haridas immergé dans le chant répétitif  du mantra se retira dans la forêt de Benapol tandis que sa réputation d’ascête exemplaire se répandit dans la région.
Les hommes du sultan essayèrent par tous les moyens de lui faire changer d’avis et abandonner la voie de la bhakti mais la résolution de Haridas restait inflexible, inébranlable.
A bout d’arguments, le sultan envoya même à la nuit tombante , dans son hermitage une prostituée pour le disgracier et le faire dévier de ses résolutions mais tandis qu’elle essayait par toute sortes de poses lascives de détourner son attention il lui dit :
Tu dois savoir que je chante ce mantra et que mon vœu m’impose de ne rien faire tant que je n’ai pas terminé un certain nombre de tours de chapelet fixé à l’avance, ce soir je ne peux hélas satisfaire ta requête mais reviens demain et tu auras certainement gain de cause.
La prostituée revint trois jours de suite en regardant fascinée le beau visage illuminé de Haridas baigné de larmes de bonheur causée par le haut niveau  d’extase que lui procurait le chant divin.
A la longue,  purifiée elle même par l’atmosphère de l’endroit et la présence transcendante du yogi vishnouite son cœur se libéra du fardeau de sa vie corrompue et elle prit conscience à quel point son acte était lâche et injuste.

Prise par un poignant remords, elle se jetta aux pieds du saint et lui demanda pardon pour  son action.
-    Devi, dit Haridas ne sois pas inquiéte, tu imagines que j’aurais pu partir dès le premier jour mais j’ai vu ton cœur se purifier tandis que tu écoutais les vibrations merveilleuses du Nom sacré.
-    Ne crains rien pour ta subsistance, donne tous tes biens aux brahmes et chante nuits et jours tu seras ainsi protégée de tout mal.
La prostituée, le cœur transformé grâce au meilleur des ermites devint une fervente vaisnava.
Après cet incident Haridas se rendit à Santipur vivre auprès d’Advaita. Mais après quelques jours, il fut de nouveau la cible de la jalousie du sultan Hussein Shah règnant dans la province.
 Convoqué à la cour pour expliquer la raison pour laquelle il avait pris les habitudes des sadhus vishnouites alors qu’il était de foi musulmane, Haridas lui fournit des explications trop élevées pour que le règnant puisse les comprendre.
Débordant de rage, Hussein Shah  le condamna à être traîné, enchaîné sur les places de 22 marchés pour y être fouetté à mort.
Le moment du suplice arriva mais une surprise les attendait, plus les bourreaux le frappaient plus Haridas riait et chantait son mantra. La confusion étaient totale.

Découragés, les hommes du sultan lui dirent :
Haridas si tu ne meurs pas nous aurons la tête tranchée par notre chef
-ah répondit le vaisnava, ainsi ma vie signifie votre mort !
Quelle pitoyable situation !  

A cet instant même Haridas entra dans une transe inexplicable aux yeux des gens ordinaires et son corps inerte fut emporté aux pieds de Hussein Shah qui décida de le faire jetter dans le Ganges.
A peine en contact avec l’eau du fleuve Haridas se releva et se mit à danser comme un fou, chantant son mantra à tue tête.

 
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Publié dans sarmundo

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