Les vaches: elles en voient de toutes les couleurs

Publié le par sar

L'objet
Lactiwel, la bière au lait
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Mise au point par un éleveur breton, elle pourrait, selon son inventeur, contribuer à revaloriser la filière laitière.

Par Libération.fr
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vendredi 09 septembre 2005 (Liberation.fr - 11:50)
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que fait un éleveur breton quand sa production laitière est limitée par les quotas ? Il invente Lactiwel, la première bière alliant bienfaits lactés et goût du malt. Cet éleveur devenu inventeur, c'est Marcel Besnard. «L'idée de produire de l'alcool à partir du lait, ça a d'abord choqué tout le monde», raconte, amusé, le créateur de Lactiwel. Mais l'homme de 55 ans ne s'y trompe pas : «À l'heure où les producteurs sont dans la rue à cause de la baisse des prix, ce nouveau produit pourrait contribuer à revaloriser la filière laitière». Entre Marcel Besnard et le lait, l'histoire d'amour date de 1975, quand le jeune éleveur obtient son BTS d'indutrie laitière. Aujourd'hui informaticien, il est resté fidèle au lait. Déjà, en 1992, il faisait breveter une technique pour influencer la teneur du lait de ses vaches en acides gras insaturés, les fameux oméga 3, 6 et 9.

0En 2003, il s'essaie à la fermentation du lait selon un processus qui reprend, à peu de chose près, celui de la bière. Il s'appuie pour cela sur les bactéries lactiques et de levures spécifiques contenus dans le kéfir, boisson traditionnelle au Moyen-Orient, qu'il considère comme «l'un des meilleurs probiotiques», ces micro-organismes vivants réputés bons pour la santé. L'ex-éleveur a même reçu le Prix Isogone, récompensant les meilleures innovations des entreprises agro-alimentaires bretonnes.

Composé à 75% de lait et à 25% de malt, Lactiwel se vend aujourd'hui à hauteur de 300 bouteilles de 75 cl par semaine, dans de petits magasins, des festivals et sur quelques marchés. À ce stade, Marcel Besnard recherche un partenaire pour fabriquer sa bière à plus grande échelle et atteindre la grande distribution. Et le brasseur d'utiliser le concept «d'aliment-santé» pour promouvoir sa Lactiwel. Mais Marcel Besnard n'est pas dupe, il sait qu'avec 2% d'alcool, il sera difficile de contourner la loi Evin sur la publicité des boissons alcoolisées. Ce n'est pas grave, car l'inventeur n'est pas à court d'idées. Son nouveau hobby, la valorisation des protéines de lait, inutilisées une fois la bière élaborée. Une restauratrice de la région finalise une recette de pâtisserie à base de ces protéines. Un groupe agroalimentaire serait sur les rangs.

Commentaire: après la vache folle, la vache bourée

 
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Publié dans sarmundo

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