pandourang
En ce pays, Nârâyâna fit des prodiges :
Il marchait à quatre pattes et gardait les vaches.
Il joua ce personnage, mais ses formes sont innombrables,
Il en avait d'abord assumé bien d'autres.
Nârâyâna s'est incarné dit Touka,
pour affermir le royaume de la foi.
Le bateleur se transforme en ses personnages
le héron joue la statue devant les poissons.
Le faux dévot couvre son corps de fards sacrés
il porte chapelet et boucle de Vichnou
il ne laisse pas voir au monde son piège
Le pêcheur jette aux poissons de la nourriture
il ne laisse pas deviner l'hameçon qui s'y cache.
Le boucher garde avec amour ses moutons
il les engraisse pour les égorger.
Ainsi de moi, je présente au monde un visage de sainteté mais Toi, Pândourang, pardonne-moi
Toukaram
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