la célèbre flûte se rend à l'évidence

Publié le par Bhakti Pada


Rupa Goswami comme Das Goswami est allé au bout de l'introspection des lilas de Radha Krishna pour le bénéfice des sadhakas du monde entier:
  "Je veux entendre le son de ta flûte entrelaçé avec celui du tintement des petite clochettes qui décorent les fines chevillères de Radhika (Urjesvari)
monde sonore qui enchante mes oreilles rendues sourdes par les propos mondains qui m'entourent."
La soif de dévotion de Sripad (Rupa) est vaste comme l'océan, il exprime pourtant son incapacité.
Au sommet de sa quête, sommet si élevé qu'il en est au point d'en mourir, le Goswami est gracié d'une vision de la danse Rasa (rasa lila).
Les deux parties sont là réunies:
Rasa Vihari Sri Syamasundara et ses Rasa Nayikas les célèbres gopis du Braj, héroines de la Rasa lila.
Avez vous remarqué comme ces mots sanskrits sont élégants et sonores.
Les gopis se tiennent en cercle par la main et Krishna le Prince du Braj danse en son centre.(Cette scène est décrite dans le Chaitanya Caritamrita)
Krishna est l'incarnation de rasa. (raso vai sah) et les gopis des émanations (manifestations) de son énergie interne.
Krishna est rasa mais aussi rasika. Il savoure rasa dans sa totalité. En un mot il est la Joie absolue, le bonheur total mais il en est aussi celui qui s'en délecte le plus.
Quad il vient sur terre, il vient aussi faire goûter cette saveur unique aux êtres en général.
Il choisit Vraja pour cette descente  terrestre voila pourquoi cet endroit est si particulier.
Ce grand déploiement de plaisir spirituel entre Rasaraj Rasikendra Mauli Sri Vrajaraj Nandana  avec Maha bhava Rupini Srimati Radharani au beau milieu du cercle enchanté des belles bouvières-gopis (transcendantes énergies) forme la rasa lila.
Radha est la source nourriciére des gopis elle est RASESVARI, en son absence la danse (rasa) perd toute sa valeur, sa saveur extrême. Son nom Radhika ne veut il pas dire: Celle qui adore follement Krishna au point de satisfaire le désir culminant de savourer toute la profondeur de la rasa lila.
Des millions de gopis sont présentes mais l'esprit de Krishna ne peut se détourner un instant de la nubile bouvière somptueuse dont le nom seul réveille la bhakti la plus endormie dans le coeur des êtres: RADHA.
Les mots sont bien incapables de décrire cette lila telle est notre limitation, mais la bhakti révèle tout.
Le son de la flûte de Krishna est célébré dans des milliers de textes et il est toujours représenté avec elle, pourtant bien qu'il l'utilise au mieux de sa sonorité dans la rasa lila, le son émanant des clochettes qui tintent aux pieds de Srimati Radhika éclipse la mélodie du divin instrument.
Les vagues du nectar de Mahabhava émanant des chevilles sonores de Radhika surpasse en douceur la mélopée pourtant incomparable de la flûte.
C'est dire à quel point celui qui cherche asile auprès des pieds de lotus de Srimati Radhika est certain de gagner le coeur de Krishna.(le réservoir de tous les arts transcendentaux)
Les sons mêlés deviennent inséparables.
Clochettes et flûte forment un enlacement sonore sans pareil dans l'univers. Nous sommes depuis deux jours dans la métropolis sonore de la rasa lila et ce monde diamantin des gopis, de Krishna et de la sublime Radha ne nous invite pas à en sortir de sitôt.
Le son de la flûte Murali ne peut jamais se passer du son trancendental des chevillères de Srimati Radhika. Ce son et la mélopée de la flûte  Murali sont inséparables.
Rupa le narrateur de ce Sri Sri Utkalika Vallari est immergé dans le domaine de Rasa.
Grâce à ses visions mystique, il peut voir le monde de Ras-lila et en faire profiter les sadhakas du monde entier pour intensifier leur bhajan.
Rupa dans son corps spirituel, (rupa Manjari) est au centre, baigné dans l'essence du trésor de cette métropole sonore que Radha et Krishna manifeste par leurs pouvoirs suprêmes.
Une des chevillères vient à glisser du pied de Radha, le son perd en qualité, la flûte a perdu en rythme et en beauté, Krishna en dansant la ramasse et sans qu'aucune gopi ne s'en rende compte, il la remet au pied de sa Belle.
Rupa continue (verset 28)

"Régente de Vrindavan (Radhike) quand viendra le jour chéri, oú le son de Ta vina (Mahati) qui arrive même à "clouer le bec" de la flûte de Krishna l'adolescent couronné de la plume de paon."

La dernière vision (verset précédent) vient de s'évanouir, et Rupa prie déja pour une autre.
C'est la seule méthode pour que l'âme conditionnée sorte de la cage cruelle qui l'emprisonne depuis toujours dans l'épaisse matière.
Cette méditation sur les lilas de Radha Krishna font murir le coeur.
La fille de Vrisabhanu possède un éventail de qualités dépassant l'imagination humaine, son art du chant et sa connaissance musicale de la vina est tel, que Krishna le Maître des Maestros en matière de flûte perd du terrain quand Radha commence à faire courir ses doigts de lotus sur les cordes de sa vina.
La flûte est frappée d'aphonie.
Krishna finit par imiter avec sa flûte sublime le son de la vina.

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Publié dans sarmundo

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