Sri Sri Vraja Vilasa Stava

Publié le par Bhakti Pada

Dans son “Manah siksa” Raghunath Das Goswami a comparé les grands pêchés humains comme la convoitise a des brigands, des bandits de grand chemin, postés sur les routes pour dépouiller les voyageurs de leurs biens.

Dans le premier verset de son Sri Sri Vraja Vilasa stava il reprend cette image.

“je suis ligotté par les cordes du  “désir d’être reconnu” que les bandits de grand chemin (l’un s’appelle avidité, soif de plaisirs matériels).

Faites que les héroiques combattants-dévots de Sri Krishna viennent à ma rescousse et me délivrent, en détruisant ces liens pour toujours.”

 
 Ce Raghunath das est une perle.

Bien que nageant sans cesse dans l’océan de Prema il est tellement humble, qu’il joue ici le rôle d’un débutant pris dans les griffes de la convoitise.

Le desir d’être reconnu et admiré par les autres peut même toucher le coeur d’un haut spiritualiste (je suis un dévot, je suis un grand lettré, je suis renoncé….) parfois ceux qui ont renoncé à tout peuvent tomber dans le piège de prathistasa (goût pour le prestige) et Das Goswami en fait ici l’objet de son premier verset pour le bien des sadhakas.

On peut voir dans le monde la progression, l’enchaînement irrémédiable du procesus.

La luxure (convoitise) frustrée entraine la colère, puis l’homme devient de plus en plus vorace pour avoir son plaisir. Cette avidité pour obtenir une chose illusoire recouvre l’intelligence et l’illusion se manifeste.

Cette convoitise, colère, voracité, illusion, envie…

Ne manquent pas de ligotter l’homme ordinaire qui n’a comme autre moyen de survie, qu’appeler à son aide les grands miséricordieux (Krishna-bhaktas) pour qu’ils le délivrent.

La simple écoute du nom de Govinda fait fuir ces ennemis

Errant partout dans le monde, comme les elephants, aussi puissants qu’ils semblent être se sauvent en entendant le rugissement du lion.

Dans le 2 ème verset Raghunath Das nous fait voir que la jeunesse passe vite et qu’une fois vieux les choses deviennent très difficile.

O Hari, je me consumme dans les braises de la sénilité, les serpents de la cécité ont mordu mes yeux,                        Les flèches acérées de la dépendance vis à vis des autres me percent le coeur                                                           Les lions de la colère m’entourent de toutes parts

Aussi,  fais moi boire le nectar de ton amour pour que j’oublie ces handicaps et que je puisse te servir sans faillir.

 
 
 
 

Le bhajan kutir de Das Goswami 
 
 
 
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Publié dans sarmundo

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