La danse rasa (le début)

Entre septembre et octobre (En Inde Asvin) par une nuit de pleine lune qui illuminait les forêts du Braj (Région de Vrindavan) Krishna le Héros des Puranas porta sa célèbre flûte à ses lèvres et se mit à jouer une mélodie d’une telle beauté que toutes les entités de la forêts arrêtèrent leurs activités et restèrent perdues dans leurs songes. La profondeur divine de la musique était telle que même le cours de la rivière resta suspendu.
Mais cette mélodie traversa les charmilles et les bosquets pour atteindre par vagues déferlantes le village oú les oreilles de celles à qui ce message musical étaient plus particulièrement dédié, se tendirent, vibrantes d’un espoir indescriptible.
Krishna, contemplait la forêt, qui était poutant son terrain de jeux habituel mais ce soir là particulièrement Il était Lui-même surpris par la douceur pastorale du lieu.
Son désir de danser avec ses compagnes les Gopis se manifesta dans la mélopée de sa flûte et les Gopis bien qu’engagées dans des tâches ménagères diverses se sentirent soudain possédées par le désir réciproque de Le retrouver sans attendre au creux de la nuit.
Dans les chaumières de Vrindavan des choses bizarres arrivèrent. Une gopis qui avait mis du lait sur le feu, planta le fourneau sur le champ et à peine habillée sortit en trombe pour rejoindre le flutiste.
Pour beaucoup d’entre elles leur habillement laissait à désirer, jupes à l’envers, châles noués autour de la poitrine, chevillères mises aux poignets….quant au maquillage n’en parlons pas …
Dans les logis, certains maris n’avaient pas vu leurs épouses sortir tant au premier son de flûte celles ci avaient gagné la forêt, d’autres avaient vu leur femme mettre sans ménagement leur bébé de côté , d’autres s’étaient levées en plein repas et étaient parties en courant.
Celles dont le mari avait mal prit la chose se virent enfermées ou attachées.
Folles de frustration elles addressérent des prières à Krishna si pathétiques qu’elles en perdirent la vie et que leurs âmes pures s’envolèrent retrouver leur Bien aimé.
(Note)Les bien pensants trouveront étrange que Krishna, puisse causer de tels ravages dans les familles, et se présenter sous les traits d’une Personne sans morale, mais n’anticipons pas ….restons au niveau de la description de la situation et plus avant nos trouverons les explications profondes répondant à notre curiosité.
Krishna gracieusement appuyé contre un arbre se demandait si les Gopis avaient pu entendre son appel musical, mais dès que le premier son des chevillères que les bouvières portent à leurs pieds se mirent à tinter, ses lèvres se décorèrent d’un sourire fascinant tandis qu’Il s’apprêtait à les recevoir.
Demain : « déception des gopis et final soulagement)