Avatari (suite 3)

Publié le par Bhakti Pada

Deux jours sans internet (le serveur avait coupé ses lignes sur toute la province)



Pour commencer au début, reprendre le premier article de avatari.

Avant de passer à la naissance proprement dite de Nimai il va falloir dire quelques mots sur celle de Sri Krishna (qui est la source de tous les avatars). D’ailleurs pour faire descendre Nimai (Sri Krishna Chaitanya Mahaprabhu) Advaita Acarya dédiait ses prières à Krishna.

On trouve l’histoire de Krishna dans le poéme du Mahabharat puis avec force dètails dans le Sreemat Bhagavat (qui est pour l’hindu, équivalent à l’ancien Testament des occidentaux)

Il faut cette fois ci se reporter quelque 5000 ans dans le passé.Un barbare sans scrupule et d’une ambition démesurée s’est emparé (Il a de nombreux alliés de nature démoniaques)du trône de Mathura. Sa sœur Devaki épouse  Vasudeva issu de la famille des Yadavas. Le jour même du mariage Kamsa (Tel est le nom du rogue)  conduit en personne le charriot nuptial, quand une voix céleste prononce une malédiction qui le touche de près :

Kamsa, pauvre fou, ce couple que tu conduis vers le bonheur, va faire ton malheur, le huitième enfant que ta chère sœur mettra au monde en finira avec ta vie. Tu entends bien, le huitième. Si ce n’était la diplomatie, l’intelligence et la sagesse de Vasudeva le puissant Kamsa qui avait déjà sortit son épée pour en finir avec Devaki, le meurtre aurait été accomplit dans l’instant, mais il s’apaisa en écoutant ce qui suit.

Le généreux Vasudeva proposa au vilain de lui offrir toute sa descendance en sacrifice.(vous vous rappelez peut être que Sachee la mére de Nimai a aussi perdu ses enfants avant d’avoir Visvarupa et Nimai)

Kamsa sans pitié aucune enferma le couple sous haute surveillance et son angoisse alla grandissant. Tout est un jeu divin extraordinaire. L’apparition de Krishna est entourée de mystéres illimités puisqu’il est Lui même sans limite.Seuls les Purs, les Maîtres ont percé ce mystère et dans une certaine mesure ont mis certaines phases en lumière.

Les gardes, l’entourage et Kamsa furent aveuglés et Krishna lar le médium de Devaki vint au monde sans aucun encombre.

Sur l’autre rive de la Yamuna à Gokul et exactement en même temps la puissante dévote Yasoda mettait au monde une petite fille de grande beauté. Vasudeva qui avait transporté Krishna jusque là, le posa près de Yasoda et retourna à Mathura avec la créature merveilleuse dans sa géôle.

Kamsa voulut mettre son plan infanticide, encore une fois à exécution mais l’enfant lui glissa entre les mains et lui annonça que celui qui allait le détruire était bel et bien vivant.

Yasoda et son époux Nanda, vivaient avec leurs proches une vie idyllique. Tous pâtres, bouviers et pastourelles ils ne dépendaient de personne et leur opulence, ils la devaient à leurs troupeaux qui paissaient sans modération les pâturages du Braj.                                                                                     Avec quel goût artistique Yasoda se mit à décorer son fils, dont la Beauté et l’excellence n’avait aucune mesure. Vasudeva avait deux épouses, Yasoda et Rohini. Cette dernière lui donna un fils du nom de Balaram (Lui-même incarnation divine).

Ici l’on doit faire une pose et expliquer ceci :

Quel dessein se cache derrière cette grande saga dont vous ne trouvez ici que le résumé du résumé….

Krishna prend la peine de « descendre » dans le monde de l’homme avec tous ceux qui le chérissent, et qui lui sont chers pour accomplir un grand travail.

Implanté dans les cœurs des hommes, ce sentiment d’amour que chacun ressent ne peut être nié.Pour le cultiver chacun a des amis, une compagne, de la famille, chacun possède cette expérience et Krishna a voulu en descendant au milieu des hommes faire réaliser à ces hommes qu’ils doivent comprendre que ce sentiment d’amour doit culminer en Dieu et procurer à chacun une possibilité de salvation.

Mais de quelle nature est cette salvation ? Certes pas la fusion de l’être avec le grand tout, mais une relation…une relation de nature durable, infinie.

Les Jeux d’enfants, miracles (qui étaient pour lui de simples amusement) sont décrits en détail dans le Bhagavat Purana.

Il existe bien entendu de nombreux faits parallèles entre l’enfance de Krishna et celle de Nimai, qui ne l’oublions pas fait l’objet de cette histoire, mais maintenant entre le personnage clef de la descente de Nimai (Qui deviendra Chaitanya Mahaprabhu et souvent appelé de par la couleur de sa carnation GAURANGA OU GAURA)

C’est une Femme, une bouvière du Braj, une adolescente, somptueusement Belle et gracieuse (Mille poètes ont essayé de la décrire, des milliers de textes, des livres entiers et pourtant c’est en vain) Radha, la Plus que Parfaite.

Quand elle a vu Krishna elle se rendait à la rivére Yamuna pour s’y baigner. (Yamuna n’est pas un cours d’eau, elle est bhakti, amour divin, de par son pouvoir de purifier afin d’atteindre Krishna au moyen de la bhakti)…Elle avait un mari, mais il dormait dans l’étable.

Elle vit Krishna, sous un arbre Kadamba, drapé dans un vêtement couleur soleil et la tête ornée d’une élégante couronne de plumes de paon. Elle vit Krishna et Krishna vit Radha.

Leurs charmes respectifs se rencontrèrent dans cet instant. Radha eut grand peine à détacher son regard de cette forme ensorcelante, elle marchait, ralentissait et lançait des regards furtif entre les buissons pour revoir encore et encore le « voleur de son cœur ».

Une fois arrivée en sa demeure elle se trouva changée, bouleversée, elle passait du rire aux larmes, indifférente aux repas et ses nuits étaient sans sommeil….elle se surprenait à regarder le ciel, et soudain pensait voir la forme de son bien aimé.Au simple son de son nom elle perdait connaissance, en un mot Elle était Amoureuse et submergée par cet Amour.

Dans la nuit sombre du Braj le son de la flûte de Krishna s’élevait, et ce son atteignait seulement les oreilles de ceux à qui il (le son) était destiné.Il était impossible de résister, celles qui écoutaient devaient impérativement courir vers Lui.

Le son parvenait aux oreilles de la Belle Radha et Elle entendait la flûte distinctement moduler son nom : RA-DHA RA-DHA.undefined

    
 
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