Au souvenir de Baba
Baba aimait entre tous le Vilap Kusumanjali dont il récitait le matin de mémoire quelques uns des 104 versets remplis de séparation de Sri Radhika. Il avait aussi Une grande tendresse pour le chef d’oeuvre de Prabhodananda Sarasvati le Radha Rasa sudhanidhi (L’océan de nectar du ravissement de Radha).
Il récitait aussi nombreux versets de divers ouvrages vaisnavas…
O gosier assoiffé, le nom de Radha est délicieux, frais et un enchanteur nectarCelui de Krishna est comme de la crème de lait condensé. Si on les mélange avec la glace de l’amour passionné éternel on peut les boire à tout moments. (Stavavali était aussi de ses favoris…)
Prema Bhakti Chandrika et Prarthana dont il disait. “si vous lisez ces livres vous obtiendrez assurément l’amour pur pour Radha et Krishna , mais votre lecture doit être ardente
Il citait ce verset du Chaitanya Caritamrita pour illustrer les sentiments de séparation qui restent plus importants que ceux de l’union d’avec le Yugal.
Ô Seigneur de Mathura, Seigneur des pauvres et des déshérités! Quand te reverrais-je? Mon coeur se brise en morceaux à la simple idée de l’envie de te voir..mais dis moi, être que j’adore que dois-je faire? (mots prononcés par Madhavendra Puri au seuil de la mort).
La grande voix des Babas, ne se tais jamais, un mot, une phrase, un soupir même deviennent pour les sadhakas une source d’inspiration inépuisable. Parfois il faut beaucoup de temps pour qu’un conseil, une instruction porte ses fruits. Car ce qu’ils font et disent provient de la plateforme absolue et n’est jamais teinté d’errances. Leurs mots (Govinda Katamrita Amrita) sont éternels et favorables pour toutes les époques.
J’offre mon hommage aux pieds de lotus de Krishna Das Babaji Madrasi que j’ai eu l’occasion de rencontrer et dont je n’ai pas su hélas à cette époque (il y a plus de 25 ans) reconnaître la divinité que sa grande humilité dissimulait si bien.
Ô Babaji Thakur, Océan de compassion, un atome de ta Kripa peut vaincre toutes les torpeurs et l’indifférence, aussi, si tu le désires, d’un seul regard tu peux la donner à ceux qui en ont le plus besoin, nous, les déchus.