en passant....
Toi la Belle âme
Impalpable, insaisissable
Et pourtant si proche
Te voila de par les multiples naissances
Enfouie profonde
Au coeur de la chair ignorante
Tu as perdu ton prestige
Et ton identité
Tes tuteurs sans vergogne
Ont pillé le trésor de ta vraie nature,
Si tu ne t’éveilles pas de ce songe
Présent
Tu replongeras dans des chairs
Plus viles encore.....
Jadis Rupa et Vallabah
Comme deux troncs d’arbre
Tombèrent, face contre terre
Dans la poussière lumineuse de Prayag
Par la Grâce du majestueux Chaitanya
Leurs péchés s’envolèrent
Comme des oiseaux s’envolent soudain
Au moindre souffle de vent
Mais, Gauranga, libérateur des âmes,
Oú es tu, oú es tu
Que j’abandonne ma vie á tes pieds
Sentinelle nocturne,
L’âme veille dans la paix sidérale
D’un ciel froissé d’étoiles
L’ennemi guette, accroupi dans l’ombre
Prêt à tout instant á s’emparer
Du mental inquiet
Ce soldat débile assiégé
Par l’illusion.