Sukadev le génie
On voit parmi les vishnouites plusieurs enfants ou adolescents qui ont commencé leur vie spirituelle à l’age où les autres ne pensent qu’à jouer. Nityanada n’avait pas 12 ans quand un moine détaché des poursuites humaines le remarqua et le prit sous son aile. Prahlad et Dhruva de même étaient de très jeunes aspirants à la perfection. Quant à Sukadev (Suka) à 16 ans son détachement était si naturel, qu’il n’éprouvait même pas le besoin de porter ne serait-ce qu’un pagne. Son indifférence totale au monde environnant en faisait un anachorète heureux, totalement satisfait grâce à ses hautes réalisations. Lorsque le dernier grand roi védique voulut savoir ce qu’un homme dont les jours sont comptés doit faire pour mourir en pleine conscience il demanda à tous les yogis, moines, religieux…. de tous bords de se réunir à Sukartala, sur les berges du Gange afin qu’il puisse poser les questions qu’il estimait vitales (non seulement pour lui qui n’avait plus que 7 jours de vie, mais pour toutes les génerations d’ hommes et de femmes du futur). Les réponses de l’assemblée restaient conventionnelles et ne pouvaient satisfaire le Maharaja (Son nom :Parikshit) C’est alors que Suka descendit des Himalayas où il vivait (certainement attiré par la beauté et l’urgence des questions royales) et naturellement il lui fut offert le siège du Maestro des Maestros. (The main speaker)
Sur cette gravure on voit Suka et le roi à droite.

Suka portait en lui l’enseignement des Puranas, qu’il avait gravé en son cœur. (*) La pureté du Bhagavat Purana sortit au grand jour,accompagné de toutes les réalisations de l’adolescent. Le monde allait devoir considérer que le Bhagavat ne contenait rien de mondain, aucune trace de sentimentalisme, qu’il devenait le via media pour se réaliser entièrement. (*) Tout a démarré avec 10 versets que le sage Narada a donné à son disciple Vyasa (le grand compilateur des Védas) Vyasa est le père de Suka, l’enfant prodige qui fut capable de capter et mémoriser les milliers de vers (slokas) du texte original, et d’y ajouter ses hauts accomplissements. Cette parenthèse ouverte et fermée revenons au jeune Raghunath. Voir aussi: